Sauvegarde Retraites dans les médias

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Retraites : la réforme "structurelle" était morte avant le covid

Retraites : la réforme "structurelle" était morte avant le covid

Pierre-Edouard du Cray, Directeur des Etudes de Sauvegarde Retraites, démontre comment le covid 19 a fourni au gouvernement Macron une bonne occasion d'enterrer le projet de réforme des retraites pour apaiser les syndicats. Mais les problèmes demeurent, encore aggravés par la crise économique. Celle-ci  accentue lourdement le déficit des régimes du privé, tandis que, à cause de la différence de nature entre les régimes publics privés - les premiers dans une logique statutaire, les seconds dans une logique assurantielle - l'endettement du système continuera de se creuser et de peser de tout son poids sur les générations futures. Avant même d'être votée à l'arraché, la réforme Delevoye était vidée de son contenu. Les syndicats majoritairement soucieux de défendre les avantages de leurs affiliés du secteur public ont, pour la troisième fois dans l'histoire récente, bloqué le pays pour maintenir les régimes spéciaux. La réforme qui s'annonce se limitera-t-elle donc aux seuls régimes du privé ?
Au secours, ma caisse de retraite réclame un trop-perçu !

Au secours, ma caisse de retraite réclame un trop-perçu !

  Le 5 février 2021, Jocelyn reçoit un courrier de sa caisse de retraite lui réclamant... 8 000 € de "trop-perçu" ! Cas isolé ? Pas vraiment, répond l'association Sauvegarde Retraites, pour qui de telles demandes - qu'il s'agisse de retraite de base, de réversion ou de retraite complémentaire - sont fréquentes. Les caisses s'efforcent de calculer rapidement les montants. A la clé, des erreurs que les assurés ne remarquent pas toujours... Autre origine des demandes de remboursement, les changements de situations. Les délais de prescription varient de 2 ans (pour la retraite de base uniquement et seulement si vos ressources sont inférieures au plafond de l'ASPA), à 5 ans s'il y a eu fraude, sans oublier les pénalités (jusqu'à deux fois le plafond mensuel de la Sécurité sociale). Un recours existe auprès de la Commission de recours amiable. Il faut toujours commencer votre protestation par une lettre recommandée. Sans réponse, joignez le service de recours interne de la caisse ou son médiateur.

Les conséquences humaines de la crise économique - L'information nationaliste

Ce blog souligne qu'il est vain de vouloir opposer, à la manière macronienne, le prix de la vie humaine et l'économie. Les confinements et l'arrêt de secteurs entiers hypothèquent l'avenir sans soulager les hommes. Augmentation colossale de la dette publique, échec de l'Etat Providence et de la technocratie, stress, dépression et pensées suicidaires en sont quelques-unes des conséquences les plus graves. Du côté des retraités, la réforme amorcée par le gouvernement, mal conçue et mal engagée, a été mise sous l'étoignoir dès mars 2020, comme l'écrit l'association Sauvegarde Retraites : "Le coronavirus est arrivé à point nommé pour permettre au pouvoir de suspendre son mauvais projet de loi sans avoir l'air de trop perdre la face"...Mais, à cause du ralentissement économique, la masse salariale s'est contractée de 8,4% dans le secteur privé, impactant les cotisations prélevées sur les actifs et mettant en difficulté les régimes de retraite du privé. Quant à ceux du public, structurellement déficitaires, ils comptent sur l'Etat, ce qui creuse encore et toujours la dette...
Retraite : une réforme mort-née

Retraite : une réforme mort-née

L'hebdomadaire publie le point de vue de Marie-Laure Dufrêche, Déléguée générale de l'association Sauvegarde Retraites. "Le projet de réforme adopté en première lecture il y a un an est mort-né et il n'y a pas lieu de le regretter : mal conçu, mal conduit, prévoyant de prolonger les régimes spéciaux pendant un demi-siècle. Les avantages considérables dont bénéficient leurs affiliés ne seraient pas choquants s'ils les finançaient eux-mêmes ! Emmanuel Macron a prétexté un pseudo "pacte avec la nation" qui, juridiquement n'existe pas. Quant à la brutalité d'un changement de règle dénoncée par les syndicats du public, elle a déjà été appliquée aux retraites du privé en 1993, par Edouard Balladur ! Les conséquences de l'épidémie sur les régimes de retraite risquent de se traduire par un déficit bien plus élevé que celui annoncé par le COR (25 MM d'€ à cause du premier confinement). Les pensions seront inévitablement rognées. La situation aurait pu être moins catastrophique si la réforme systémique réclamée par Sauvegarde Retraites depuis  20 ans avait eu lieu ". 
Retraites : la pandémie de tous les dangers

Retraites : la pandémie de tous les dangers

Selon Thierry Benne, on peut craindre que la pandémie ne fournisse un excellent prétexte à ce gouvernement pour imposer au secteur privé et à ses retraités des sacrifices injustes que, sinon, il n'aurait jamais pu exiger d'eux. Quand l'Etat refuse d'avancer à l'AGIRC-ARRCO la contrepartie des cotisations dont le chômage l'a privé, il se défausse sur le secteur privé d'une partie importante des conséquences les plus immédiates de l'arrêt d'activité qu'il a imposé au pays. Le Covid sera un bon prétexte pour mettre la main sur les réserves des caisses des libéraux. Les médias insistent sur le montant pernicieux du niveau de vie des retraités, en mélangeant pensions et revenus du patrimoine. L'effondrement du PIB aura pour conséquence d'accroître l'écart de niveau de vie entre actifs et retraités. Comme le rappelle Sauvegarde Retraites, se pose un problème de justice sociale entre le secteur privé, taillable et corvéable à merci, et le secteur public, en grande partie préservé.
Retraites : la pandémie de tous les dangers

Retraites : la pandémie de tous les dangers

Face aux conséquences de la pandémie et de son traitement par le gouvernement, Thierry Benne prédit un avenir sombre aux retraités du privé. Gel des retraites, voire  nouvelle imposition. Avec, comme le rappelle Sauvegarde Retraites, un problème de justice sociale entre un secteur privé taillabe et corvéable à merci et un secteur public préservé et à l'abri. On peut donc craindre que la pandémie ne devienne un prétexte pour imposer une réforme et de nouveaux sacrifices au secteur privé en épargnant le secteur public. Au passage, cela fait longtemps que la France n'a plus ni le meilleur système de santé ni le meilleur système de retraite. Dans quelques années, son choix du tout répartition et d'un système nationalisé et sans capitalisation apparaîtra comme le plus arriéré de tous les sytèmes en place !

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