Sauvegarde Retraites dans les médias

Pour l'année :
Sénat, Banque de France : ces régimes à la carte et petits extras

Sénat, Banque de France : ces régimes à la carte et petits extras

Age de départ précoce, faible taux de cotisation ou niveau de pension élevé... Certains secteurs d'activité ont fait de leur système de retraite un pilier intouchable. Les Sénateurs font de la résistance. Dans une étude au vitriol, Sauvegarde Retraites dénonce "un rendement exceptionnel" : 1 € cotisé offre 6 € de prestations contre 1 à 1,5 € dans le régime général. Pour une carrière complète, ils auraient même une pension supérieure à leur indemnité "avec un taux de remplacement de 122 % contre 75 % dans la fonction publique" souligne l'association. Les aiguilleurs du ciel, eux, seront épargnés par la réforme Delevoye. Leur pension de base a atteint 3 344 € en 2016 et a doublé en dix ans, selon l'association Sauvegarde Retraites. 
Grève du 5 décembre : une "solidarité" nombriliste

Grève du 5 décembre : une "solidarité" nombriliste

Le 5 décembre, une fois encore, la France sera bloquée par la grève des cheminots - et, à Paris, par celle des agents de la RATP, les uns et les autres désireux de défendre leur régime spécial de retraite. On les comprend. "Ces régimes fournissent à leurs affiliés des avantages substantiels par rapport à ceux du secteur privé", expose Marie-Laure Dufrêche, déléguée générale de l'association Sauvegarde Retraites. "On conçoit qu'ils rechignent à tirer un trait sur leurs privilèges qui ne seraient pas choquants s'ils étaient financés par les intéressés et par les bénéfices des entreprises publiques qui les emploient (...).Mais ce n'est pas le cas. La SNCF perçoit 3,2 MM d'€ de subventions rien que pour compenser le déficit démographique du système de retraite (...). A la RATP, la subvention publique atteint 710 millions d'euros". 
Réforme des retraites : il n'y a pas de pacte avec la Nation pour les régimes spéciaux

Réforme des retraites : il n'y a pas de pacte avec la Nation pour les régimes spéciaux

Les régimes spéciaux (RATP, SNCF etc...) pourraient encore garder longtemps leurs particularités au nom d'un "pacte avec la Nation" évoqué très solennellement par le Président de la République. Un faux argument selon Pierre-Edouard du Cray, consultant en finances publiques et directeur des études chez Sauvegarde Retraites. Il y a deux façons de gérer l'embauche dans le secteur public : par le statut ou par un contrat. Le statutaire n'a pas de contrat de travail, ses conditions de travail étant fixées unilatéralement par l'employeur et il bénéficie d'avantages bien connus. Vu l'enjeu financier des retraites - un quart du budget de la Nation -, les engagements financiers qu'elles font porter aux jeunes générations - 8000 MM d'€ - et le déséquilibre structurel des régimes spéciaux, les pouvoirs publics doivent prendre leurs responsabilités et agir unilatéralement. 
Solidarité nationale contre réalisme économique

Solidarité nationale contre réalisme économique

Quel principe pour les retraites ? "La solidarité intergénérationnelle", pour le syndicaliste Joseph Thouvenel, vice-président de la CFTC ; "la responsabilité personnelle" répond l'expert Pierre-Edouard du Cray, directeur des études de l'association Sauvegarde Retraites. Mais les deux notions sont-elles incompatibles ? Débat. Pour Pierre-Edouard du Cray, "la réforme à venir sera forcément un pis-aller. Il aurait fallu engager une vraie réforme beaucoup plus tôt. L'Etat n'a pas le monopole de l'assurance. Il n'est pas le seul à pouvoir en faire sous sa tutelle dirigiste et sur les retraites, il n'a pas été bon gestionnaire ! La solidarité, c'est la mutualisation des risques et pas autre chose. A écouter les politiques, on a l'impression que seul l'Etat peut porter la solidarité. Historiquement, c'est faux. La répartition, telle qu'on la pratique en France, est collectiviste". 
Au Maghreb, nos retraités vivent jusqu'à...  115 ans !

Au Maghreb, nos retraités vivent jusqu'à... 115 ans !

Là-bas, pour continuer de toucher la pension d'un défunt versée par la France, les familles oublient souvent de déclarer sa mort. Le nombre de retraités d'un âge canonique - plus de 115 ans ! -  explose dans certains pays. En Algérie, il est supérieur à celui des centenaires recensés par le système statistique national... Dès  2010, la Cour des comptes s'en est émue. La CNAV a fait une enquête ainsi que la société Excellcium, à la pointe de la lutte contre la fraude pour le compte des banques, assurances et caisses de retraite complémentaire. Résultat : 1 MM d'€ par an perdu chaque anné, avec un taux de fraude de 15 % sur l'ensemble des dossiers. "Face à de tels chiffres, on ne peut plus fermer les yeux" s'emporte la députée Valérie Boyer. Les réversions sont également plus nombreuses au Maghreb que partout ailleurs, 4 à 5 fois plus qu'en France. "Nous avons signé des conventions avec certains Etats pour reconnaître la polygamie au titre de la Sécurité sociale" avance-t-on à l'association Sauvegarde Retraites. La Sécu semble résolue à renforcer son dispositif anti-fraude, jugé "insuffisant" par la Cour des comptes et à appliquer la loi Eckert exigeant que les retraités installés à l'étranger apportent une réelle preuve de vie. Au guichet de l'état-civil ou..., au café ? 
Retraites : l'échec des incompétents

Retraites : l'échec des incompétents

L'économiste Jacques Bichot, spécialiste des retraites, explique que la retraite par répartition est, en fait, une retraite par capitalisation basée sur l'accumulation de "capital humain". Il rappelle que, dans un ouvrage publié en 2017 et parrainé par l'association Sauvegarde Retraites, il a exposé une méthode qui permettrait de procéder très rapidement à une réforme systémique, conservant certains avantages particuliers pour certaines professions tout en unifiant le système de retraites par répartition. La retraite de base serait complétée par des fonds de pension propres à chaque profession désireuse de conserver certains avantages, en raison de sujétions spécifiques.

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