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Comment le gouvernement socialiste matraque les petits retraités

Depuis le 1er janvier dernier, 460 000 retraités modestes ressentent douloureusement la suppression du taux de CSG réduit.

De nombreux membres de Sauvegarde Retraites ont contacté notre association depuis le début de l’année, en se plaignant de voir leurs pensions, d’un montant pourtant peu élevé, sensiblement amputées – de dizaines ou de centaines d’euros.

Ces baisses résultent d’une mesure que Sauvegarde Retraites avait dénoncée dès le mois d’octobre 2014 : la suppression du taux réduit de CSG (3,8 % au lieu de 6,6 %) pour 460 000 retraités. La manipulation mise en œuvre par le gouvernement pour parvenir à ce résultat a consisté à ne plus retenir, pour établir le taux de CSG applicable aux retraités, son revenu imposable, calculé en déduisant les réductions d’impôts, mais le revenu avant cette déduction.

En clair, les rétributions versées aux personnes que les retraités emploient pour les aider étaient déduites des revenus avant cette mesure, et ne le sont plus désormais. Or cela permettait de bénéficier du taux réduit à de nombreuses personnes percevant des pensions modestes (le plafond pour une part est fixé à 13 956 euros par an en 2016, soit une pension de moins de 1 200 euros par mois).
Mais le gouvernement a estimé que, pour ces retraités, le recours à une aide ménagère était un luxe superflu et la preuve de leur opulence : 1 200 euros par mois, quels nababs ! Il a donc décidé que ces aides ne seraient plus déduites des revenus, ce qui a eu pour effet de faire passer au-dessus du plafond fatidique 460 000 retraités modestes, qui paient désormais la CSG « plein pot ».

Les résultats de cette mesure de haute « justice sociale » se font péniblement sentir sur les pensions de ces derniers depuis le 1er janvier 2016. S’y ajoutent :

- le gel des pensions depuis le 1er avril 2013 (nonobstant la hausse dérisoire de 0,1 % intervenue en octobre 2015)

- la création de la CASA, taxe de 0,3 % qui frappe… les retraités imposables à la CSG à 6,6 % (coup double pour ceux qui ont perdu le taux réduit)

- la fiscalisation de la majoration familiale de 10 %

- la suppression de la « demi-part des veuves »

- et les impôts divers (taxes foncière et/ou d’habitation, redevance télévision…) dont sont dorénavant tenus de s’acquitter les retraités assujettis à l’impôt sur le revenu par l’effet de ces mesures.


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