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Des pensions de retraite dans les poches des terroristes ?

Versées à des morts au Maghreb, elles serviraient à financer le terrorisme. La gravité du soupçon ne semble émouvoir ni la Cnav ni le gouvernement.

Relayée par Le Figaro, l’information est tombée fin juin avant de sombrer dans la torpeur de l’été.
Selon Bercy, « Tracfin (1) a décelé l’existence de circuits de blanchiment ayant pour support des comptes de collectage de prestations attribuées à des personnes physiques résidant à l’étranger ».

L’affaire des pensions versées par la Cnav à des morts, notamment dans les pays du Maghreb, n’est pas nouvelle. Ce qui est nouveau, c’est que Michel Sapin exprime clairement le soupçon que la "combine" serve à financer le terrorisme.

Tracfin a identifié 570 "retraités" qui reversent leur pension systématiquement sur des comptes de tiers ces retraités étant selon toute probabilité des morts dont la famille a soigneusement omis de signaler de décès à la Cnav. L’affaire n’est pas mince… Et pourtant, elle n’a pas fait le tour des médias et tombe dans l’oubli.
Quelles suites ont-elles été données ? Où en est l’enquête ? Des mesures ont-elles été prises ? Motus et bouche cousue.

En 2011 déjà, la Cnav s’était montrée bien peu optimiste sur sa capacité à mettre un terme au « mystère des pensions d’outre-tombe » (2). Son impuissance semble se confirmer, quatre ans après.
Rappelons que la Cnav verse chaque année 1 milliard d’euros à des pensionnés en Algérie : le contrôle de la réalité de l’existence de ces pensionnés constitue un enjeu financier important. Mais l’inertie continue, alors même que l’affaire prend un tour de plus en plus inquiétant.

(1) Tracfin est un organisme du ministère de l’Economie et des Finances, chargé de lutter contre le blanchiment d’argent.

(2) Cf. Le mystère des pensions d’outre-tombe, publié le 15-02-2011,


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