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Pas de décote à l'Agirc Arrco, supprimons les régimes spéciaux !

Un système de décote pourrait contraindre les salariés du privé à travailler jusqu’à 67 ans. Les affiliés aux régimes spéciaux continueraient, eux, à partir à la retraite à 62, ou 57, voire 52 ans.

À quelle sauce les retraités du privé seront-ils accommodés par les régimes de retraite complémentaires du privé, Agirc et Arrco ?
Nous ne tarderons pas à le savoir, puisqu’un « accord final » doit être trouvé avant la fin du mois de juin 2015. Notons que les organisations professionnelles (salariales et patronales) chargées de la gestion de ces régimes complémentaires seront seules parties prenantes à cet accord, négocié sans consultation des affiliés.

Qu’est-il prévu ? Rien n’est encore définitif, mais il est question d’intégrer un mécanisme de décote pour dissuader les affiliés de partir avant 65 ou 67 ans. La mesure est présentée comme une chance ultime de sauver de la faillite les régimes Agirc et Arrco : pour un peu, leurs affiliés soulagés devraient remercier les gestionnaires d’avoir trouvé cette solution ! En réalité, la décote ne frappera, comme toujours, que les retraités du privé, tandis que ceux du secteur public seront encore une fois épargnés.

Toute la « ruse » de l’Etat et des partenaires sociaux consiste à faire comme si les régimes de retraite du secteur privé étaient complètement séparés des régimes spéciaux du public. A cet égard, il n’est pas inutile de rappeler que :

- les régimes du public sont financés par l’impôt, c’est-à-dire par l’ensemble des contribuables. Outre les cotisations qu’ils versent pour leurs propres retraites, les salariés du privé contribuent donc à payer celles du public. Pourquoi cette « solidarité » serait-elle à sens unique ?

- le système français de sécurité sociale est un monopole créé et garanti par l’Etat, qui a rendu obligatoire l’affiliation au système français de Sécurité sociale – y compris à l’Agirc et à l’Arrco.

Plutôt que de demander toujours plus de sacrifices aux salariés et retraités affiliés à l’Agirc et à l’Arrco, la solution la plus juste consiste aujourd’hui à supprimer les très dispendieux régimes spéciaux du secteur public.


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