A la SNCF, un gros mensonge peut en cacher un autre !

Selon la presse, la hausse de la masse salariale à la SNCF s’expliquerait par le recul de l’âge de la retraite. Or, ce recul n’a pas commencé !  

Un rapport explosif – un de plus - interne à la SNCF a « fuité » en dépit de son caractère théoriquement confidentiel et suscite quelques remous.
Il révèle en effet que la masse salariale de la société nationale a augmenté de 1,289 milliard d’euros entre 2003 et 2013, tandis que, sur la même période, les effectifs de l’entreprise ont sensiblement diminué, passant de 178 260 à 152 968 personnes, soit une baisse de 14 % (25 292 personnes).

L’on conçoit que ces chiffres provoquent quelque émoi au sein de l’entreprise, notamment du côté des syndicats, qui dénoncent une sombre machination à l’approche de négociations sur le régime très privilégié des cheminots…
Mais il est pour le moins insolite que la presse – aussi bien Les Echos que le site Internet du Pointexplique cette évolution pour le moins paradoxale par « la récente réforme des retraites des cheminots [qui], en repoussant l’âge de départ, a aussi provoqué le gonflement mécanique de la masse salariale » !

En réalité, pour les cheminots comme pour les autres bénéficiaires de régimes spéciaux des entreprises publiques (RATP, EDF-GDF…), ce recul de l’âge minimum de départ n’a même pas commencé ! Il n’interviendra, progressivement, qu’à partir de 2017 et la réforme n’atteindra son plein effet qu’en 2023, soit cinq ans plus tard que pour le reste des Français ! *

En revanche, l’on peut conclure de ce rapport que beaucoup partiront avec une retraite plus confortable.
Un comble, quand on sait que les pensions des régimes spéciaux, comme celles des fonctionnaires, sont largement payées par le contribuable !

· N.B. : Encore cet âge minimum, pour les cheminots, ne sera-t-il pas fixé à 62 ans, comme pour les salariés du privé, mais à 57 ans, et même à 52 ans pour les conducteurs de locomotives !


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