Les régimes spéciaux de retraite à la Une des médias !

Il est temps ! Grâce aux actions menées sans relâche par notre association, les médias soulèvent un coin de la chape de plomb qui fait des régimes spéciaux de retraite un tabou et les exclut de toute réforme depuis 1993. Et ce, dans la plus totale iniquité.

Avec trois pages d’ouverture à deux reprises dans Le Parisien*, avec la Une des Echos**, avec les grands titres et développements des journaux télévisés des principales chaînes et les actualités de toutes les radios, les régimes spéciaux s’invitent enfin à la table des Français tout comme à leur réflexion. Le dernier sondage publié par Le Parisien et l’institut CSA indique que dans leur majorité, les Français veulent mettre fin au scandale des régimes spéciaux et « sont d’accord pour une réforme ». Sauvegarde Retraites ne peut que se réjouir de voir récompensés ses efforts pour faire connaître la situation réelle des régimes spéciaux en France. Ainsi, en rappelant « la totale méconnaissance du contenu de la réforme des retraites » par l’ensemble des Français, en expliquant « qu’il faudra travailler à terme plus longtemps et reculer l’âge légal de la retraite », comme l’ont fait les pays voisins, en affirmant que « les régimes spéciaux devront être réformés au début de la prochaine législature », l’ancien ministre des Affaires sociales n’a rien révélé d’extraordinaire. Il n’a fait que montrer et dire simplement la vérité telle qu’elle est. Celle que Sauvegarde Retraites ne cesse de clamer, depuis sa création en 1999. Hors des batailles politiciennes soulevées par ces propos de bon sens, Sauvegarde Retraites réitère avec force sa détermination à continuer son combat dans les médias et auprès des hommes politiques, pour dénoncer le scandale de la pérennité de ces régimes. Car, en refusant d’y toucher, en imaginant des « adossements » usines-à-gaz au régime général au détriment des retraités et des contribuables, on creuse un fossé infranchissable entre les Français du secteur privé - qui se serrent la ceinture avec des retraites dont le financement n’est pas totalement assuré - et ceux du secteur public qui, de toutes les manières, comptent sur l’impôt payé par tous pour assurer confortablement leurs vieux jours. Et l’on creuse aussi un fossé entre les générations, avec des conséquences incalculables… * Editions du 12 et du 15 septembre 2006 **Edition du 13 septembre 2006

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