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Réversion confisquée du fait de la perception de la bonification pour enfants !

"Je n'aurais pas dû déclarer mes enfants ! ".  Ainsi s'exprime Nicole, toute nouvelle retraitée qui se bat avec la CNAV, depuis le décès de son mari à l'âge de 58 ans pour bénéficier de la réversion.

  • Premier round : A 55 ans, après s'être pendant quatre ans occupée de son mari hémiplégique, elle se retrouve seule, avec trois enfants étudiants à charge. La réversion demandée est alors refusée au motif qu'elle gagne 30 € (200F !) de trop.
  • Deuxième round : Après un licenciement à 57,5 ans, elle fait une nouvelle demande et lui est alors attribuée une pension de réversion de 518 € (3 400 F).
  • Troisième round : Entrée dans la vie active à 16 ans, elle décide de prendre une retraite bien méritée mais là, déconfiture, la pension de réversion servie dégringole de 518 Euros à 39 € ! L'explication? La réversion est limitée à 858 € (plafond 2002). Or Nicole perçoit une bonification pour les trois enfants qu'elle a élevés, bonification d'un montant de 84 €.
  • Résultat : elle dépasse le plafond ; le fait d'avoir déclaré à sa Caisse de retraites ses enfants qui représentent pourtant de futurs cotisants lui fait perdre la presque totalité de sa pension de réversion. C'est vraiment le monde à l'envers ! D'autant plus que, croyant la réconforter, une voisine lui a expliqué qu'elle aurait mieux fait d'épouser un fonctionnaire ce qui lui aurait évité de se retrouver dans cette galère. La veuve d'un agent du service public ne peut-elle pas en effet cumuler la totalité de la réversion avec sa propre pension?

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