Fin de la retraite à prestation définie aux Etats-Unis ?

Après Vérizon, Hewlett Packard, Motorola et d’autres grandes entreprises, IBM (117 000 salariés aux USA) change son système de retraites. Et passe d’un système à prestation définie à un système à cotisation définie.

Depuis plusieurs années, les entreprises américaines modifient la nature des promesses de paiement de retraites à leurs employés, au profit de systèmes d’épargne-retraite moins coûteux. 10% d’entre elles seraient déjà passées d’un système de retraite à prestation définie – le salarié futur retraité connaît le montant de sa retraite versée par l’entreprise, montant qui est garanti - à un système à cotisation définie - le salarié ne connaît plus que le montant de sa cotisation retraite, qui est défini chaque année -. Avec l’ancien système, la charge de la retraite incombait essentiellement à l’employeur et le niveau de vie du retraité était garanti. Mais ce système devient de plus en plus lourd financièrement et les directions veulent transférer cette responsabilité au salarié futur retraité. A lui de gérer les sommes investies pour sa retraite, via les fonds communs de placement, obligations, actions et autres ! En abandonnant un système à prestation définie au profit d’un système à cotisation définie, IBM évalue à plus de 450 millions de dollars l’économie réalisée en 2006. Son fonds de pension « maison » est l’un des plus riches du pays, avec ceux de General Electric, General Motors, Ford et Exxon Mobil. Il atteint 48 milliards de dollars, l’entreprise ayant contribué pour plus de 6 milliards dans les quatre dernières années.

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