Les auspices de Beaune ne sont pas cléments pour les retraités

Le socialisme appliqué aux retraites consiste à enrichir l’État en prenant aux riches sans donner aux pauvres. L’an dernier déjà, les déclarations du Haut-commissaire au Plan Clément Beaune laissaient prévoir les tentatives à venir pour dépouiller les retraités.

Ancien ministre chargé de l’Europe dans les gouvernements de Jean Castex et d’Elisabeth Borne, puis des Transports dans le gouvernement Borne, Clément Beaune a succédé à François Bayrou à la tête du Haut-commissariat à la Stratégie et au Plan, en mars 2025. Les analyses de ce proche d’Emmanuel Macron concernant les retraites sont donc éclairantes.

Le 16 avril 2025, il observait sur Sud-Radio : « Les retraités, c’est la seule catégorie qu’on traite comme une forme de bloc. Or entre un petit retraité, qui est au minimum vieillesse ou qui est au-dessous du Smic, ce qui est une bonne partie des retraités, c’est presque la moitié des retraités, et ceux qui sont à trois ou quatre fois le smic en retraite, des pensions élevées, ce n’est pas du tout la même vie. (…) Les retraités, ce n’est pas un bloc, donc les raisonnements sur les retraites globalement, le niveau des pensions globalement, l’indexation ou la désindexation des pensions globalement, je pense qu’on est un peu dans l’impasse parce qu’il ne faut pas traiter les gens comme s’il n’y avait pas de différences de revenus entre les retraités. »

Traduction en clair : comme toujours, l’État taxera les prétendues « grosses » pensions. En réalité, c’est du pur socialisme : un nivellement par le bas, accompli en profitant du système par répartition que ce même État impose aux Français depuis près de 80 ans en le présentant comme la panacée. Les retraités du secteur privé qui perçoivent de « grosses » pensions aujourd’hui ont versé toute leur vie de « grosses » cotisations, avec la promesse qu’ils s’y retrouveraient une fois à la retraite. L’État, en faillite à la suite d’une gestion catastrophique, notamment des régimes spéciaux de retraite du secteur public, tente aujourd’hui de revenir sur sa promesse par le biais de nouveaux prélèvements. Parallèlement, il souligne avec insistance qu’il ne touchera pas aux plus petites pour se décerner la palme de la générosité mais cette pseudo-générosité ne profitera qu’à ses caisses, sans rien rapporter aux petits pensionnés. Je prends à Pierre sans rien donner à Paul et je garde tout pour moi-même : voyez comme je suis bon !

Répétons-le : pour sortir du socialisme, la priorité n’est pas de ponctionner les retraites, mais de réformer l’État lui-même, à commencer par les régimes de retraite de la fonction publique, très dispendieux et structurellement déficitaires.


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