CSG : recul du gouvernement mais l'injustice demeure

Le premier ministre annonce que la hausse de la CSG sur certaines pensions modestes va être corrigée mais…, en 2019 seulement !

Retour au bon sens ? Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé qu’une correction allait être apporté à l’un des aspects les plus injustes de la hausse de la CSG que subissent les retraités depuis le début de l’année 2018. Comme l’avait signalé Sauvegarde Retraites, certaines retraites inférieures au plafond de 1 200 € mensuels en-deçà duquel, théoriquement, cette augmentation de la taxe ne s’applique pas, sont bel et bien frappées. Pour un couple, en effet, le plafond n’est pas doublé (à 2 400 €), mais fixé à 1 838 € de revenu fiscal de référence. Autrement dit, si le total des deux pensions excède ce montant, la hausse s’applique sur l’une et l’autre, même si elles sont inférieures à 1 200 €.

L’on ne peut que se réjouir que la protestation de Sauvegarde Retraites ait été entendue et que le gouvernement, ayant pris conscience de son injustice, revienne sur cette mesure dont il n’avait apparemment pas mesuré les conséquences.

Mais lorsqu’une injustice est reconnue, il faut y mettre fin le plus vite possible. Or, le Premier ministre, après avoir convenu de l’erreur qu’il a commise, a déclaré qu’elle serait corrigée « dans la prochaine loi de Finances ». Autrement dit, les retraités concernés vont continuer à payer la CSG " plein pot " jusqu’en 2019, sans aucune réparation à espérer, si l’on en croit les services de Matignon.

En outre, l’abandon en 2019 de cette taxation inique des plus petites pensions ne remédiera pas à l’injustice principale que constitue en elle-même l’augmentation de la CSG sur les retraites.


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