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Taux de remplacement : un bon croquis vaut mieux qu'un long discours

Trois flèches suffisent pour résumer la différence de traitement entre les retraités du public et du privé qui a prévalu au cours des dernières décennies.

Dans le secteur public, le taux de remplacement (c’est-à-dire le pourcentage du montant de la pension de retraite par rapport au revenu d’activité avant le départ à la retraite), est resté stable, puisque la pension y est garantie au minimum à 75 % du dernier traitement pour une carrière complète, hors certaines primes.

En revanche, le taux de remplacement pour les départs à la retraite a sensiblement chuté chez les salariés du privé non cadres : pour un revenu proche du smic, il est passé de près de 74,81 % du salaire en 1993 à 70,51 % en 2015 (pour une carrière complète). Et il a plongé chez les cadres. Ainsi, pour un cadre dont la rémunération a évolué de 1 plafond de la Sécurité sociale à 3, le taux de remplacement est tombé de 59,28 % en 1993 à 45,56 % en 2015.

Évolution du taux de remplacement entre 1993 et 2015 (cliquez pour ouvrir le visuel)

En outre, les cotisations ont fortement augmenté dans le privé, tandis que les hausses ont été systématiquement compensées par une augmentation des traitements dans le public.

Pour résumer, les retraités du privé ont cotisé plus pour un taux de remplacement moindre, tandis que dans le public le niveau de cotisation est neutre et le taux de remplacement stable. Qui a parlé d’équité ?


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