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Sauvegarde Retraites dans les médias

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En France, le taux de remplacement des retraites par répartition baisse de manière constante, du moins pour le privé. Selon le COR (Conseil d'orientation des retraites), il baisserait selon les niveaux de 9 à 14 points entre 2000 et 2040. Une étude menée par Sauvegarde Retraites - La retraite des salariés ; analyse de son évolution entre générations / Départs en 1993 / Départs en 2010 - confirme cette tendance. Dans la fonction publique, en revanche, les taux de remplacement n'ont pas bougé entre 1993 et 2010 : ils sont toujours à 75 % du dernier traitement.




Après les députés au début du mois de novembre, c'est au tour des sénateurs de réformer leur régime spécial de retraite, très généreux. L'âge légal passe de 60 à 62 ans ; la durée de cotisation augmentera progressivement à 41 ans, puis 41,5 ans à partir de juillet 2013. Le taux de cotisation passe de 9,51% à 10,55 % etc... "Ils ont fait un effort", reconnaît Pierre-Edouard Du Cray, directeur des études à Sauvegarde Retraites. "Mais on peut voir le verre à moitié plein ou à moitié vide : les sénateurs restent affiliés à un régime plus intéressant que l'ensemble des mortels, qui leur garantit un niveau de pension et offre un rendement très avantageux".




Cet article a pour but de dénoncer les hypocrisies et de révéler les non-dits des responsables du gouvernements et syndicaux. Première hypocrisie : faire croire aux Français qu'il s'agit de sauver le régime par répartition, alors que les bénéficiaires des régimes spéciaux ont fourni le gros des manifestations. Comme le rappelle Sauvegarde Retraites, les fonctionnaires d'Etat n'ont même pas de caisse de retraite ! L'alignement des taux de cotisations du public (7,85%) sur le privé (10,55%) est la seconde hypocrisie, car les fonctionnaires paient une cotisation fictive. Il en est d'autres...




Le brusque changement de régime peut nuire à la santé... C'est pourquoi les députés ont choisi de se diriger avec pondération vers un régime de pension plus acceptable par l'opinion publique. Un député retraité recevra, avec 5 ans de cotisation (1 mandat), 1 200 €, contre 1 600 € auparavant. Soit une retraite équivalente à la pension médiane touchée par les Français (1 334 €) après une carrière complète, selon le jounal Libération. L'association Sauvegarde Retraites avait déjà calculé qu'1 € cotisé rapportait un peu plus de 6 € à la retraite pour un député, contre 0,87 € à 1,51 € pour un salarié du privé et entre 1,75 et 2,40 € pour un fonctionnaire.




L'interview retraite du site internet du journal Capital est consacré à Marie-Laure Dufrêche, Déléguée générale de Sauvegarde Retraites. Elle relativise la portée de la réforme annoncée du régime de retraite des députés. "Ils sont vraiment doués pour conserver leurs privilèges (...). Ils mettent en place un dispositif qui leur permettra d'obtenir 0,5 annuité supplémentaire, contre 1 actuellement, pour chaque année cotisée durant les 2 premiers mandats". Sur la baisse annoncée de 8% sur le montant des pensions dès le 1er janvier 2011 : "après un seul mandat, un député touchera désormais 1 430 €, contre 1 550 € avant la réforme. Soit autant que la pension perçue, en moyenne, par les salariés du privé"...




Nos syndicalistes marseillais ne sont pas les seuls à compter curieusement lorsqu'il s'agit de retraites. Dans un autre genre, les députés ont aussi un mode de calcul qui leur est propre. Selon l'association Sauvegarde Retraites qui s'est penchée sur la question, la rentabilité serait supérieure à 6 € pour 1 € cotisé. Après un seul mandat de 5 ans, nos parlementaires perçoivent une pension de 1 550 € par mois, supérieure à celle d'un salarié du privé ayant travaillé pendant 40 ans.