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Sauvegarde Retraites dans les médias

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Le mensuel consacre un dossier de 16 pages aux conséquences de la réforme Ayrault qui n'est même pas entièrement  financée malgré l'augmentation des cotisations. L'association Sauvegarde Retraites fustige de "simples ajustements a minima". Par ailleurs, le statu quo sur les régimes spéciaux et sur celui des fonctionnaires demeure et se traduit par des dépenses budgétaires en constante augmentation. Résultat, les écarts se creusent entre les retraites du public et celles du privé comme le constate Jacques Algarron, actuaire (Sauvegarde Retraites n°41 décembre 2012).






La réforme concoctée par le gouvernement a fait l'impasse sur les régimes spéciaux, pérennisant ainsi un système injuste qui contraint la majorité des Français à financer les avantages de la minorité, dont les fonctionnaires. Un quart des fonctionnaires de catégorie "active" peuvent prendre leur retraite 5 voire 10 ans avant le commun des retraités. Cette catégorie a été créée en 1865 à une époque bénie où 158 227 fonctionnaires suffisaient à administrer le pays, chiffre cité dans une étude de l'association Sauvegarde Retraites, Les privilèges de la fonction publique.





La réforme "juste" voulue par François Hollande est une réformette, très loin de la réforme de fond  évoquée notamment par la loi Woerth du 9 octobre 2010. Il s'agit donc bien d'un "rendez-vous manqué" comme l'affirme l'association Sauvegarde Retraites, enquêtes et chiffres à l'appui. On s'est bien gardé de remettre à plat le système, comme promis, dans le sens d'une équité plus grande entre les régimes et les générations, comme cela s'est fait dans d'autres pays.








Sauvegarde Retraites, dans son étude n°46 d'octobre, pointe"un nouveau rendez-vous manqué". Elle dénonce le rapport de la commission Moreau, "une réforme de fonctionnaires, par des fonctionnaires, pour des fonctionnaires" qui écarte toute réforme des régimes spéciaux et ne répond pas aux vrais enjeux. "82% des personnes auditionnées par la commission sont affiliées à des régimes spéciaux. La France reste enfermée dans son système qui consiste à promettre plus qu'on ne le peut et à replâtrer en permanence par des mesures d'âge, de durée, de fiscalité".





Aligner les régimes spéciaux et public de retraite sur les régimes privés est l'une des obsessions de la majorité des Français et de l'association Sauvegarde Retraites. La dernière réforme est loin du compte. L'association a retracé avec minutie les origines de cette injustice non prise en compte par la commission Moreau. "La réflexion a été confisquée. La représentativité de ceux qui y ont participé est inversement proportionnelle à l'ensemble de la population. 82 % des 145 personnes auditionnées bénéficient d'un régime spécial de retraite. Dans la population totale, 82% des Français n'en bénéficient pas !" martèle-t-elle.





C'est l'article 19 de la loi du 3 avril 1955 qui fixe le montant de la dotation des anciens Présidents de la République. Une lettre du 8 janvier 1985 valant décision (malgré sa non parution au Journal Officiel) fixe leurs avantages matériels : appartement meublé et équipé, voiture, et une dizaine de collaborateurs ou personnels de service, sans oublier une sécurité particulière pour les domiciles principal et secondaire. Le gros hic concernant la retraite des anciens Présidents est qu'ils peuvent cumuler leurs différents régimes spéciaux d'élu. Comme le précise l'association Sauvegarde Retraites, "non seulement ces régimes ne sont pas réformés mais ils sont empilés". Selon son calcul, Jacques Chirac touche une retraite de 31 000 € bruts.