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Sauvegarde Retraites dans les médias

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Le durcissement des conditions de départ à la retraite lié aux différentes réformes des retraites a essentiellement touché les salariés du secteur privé. Et les inégalités avec le public n'ont cessé de se creuser. Selon le COR, une pension sur quatre, dans le public, est financée par les cotisations des fonctionnaires, contre huit sur dix dans le privé. En 1993, un cadre du privé  avec une carrière complète, bénéficiait d'un taux de remplacement de 59,3 % en 1993, indique une étude de Sauvegarde Retraites. Fin 2012, ce taux était tombé à 46,4 %. Parallèlement, la même année, l'âge réel de départ à la retraite dans le privé était de 62 ans et 2 mois, mais de 57 ans et 4 mois dans le public. 




La liste des avantages des agents d'EDF est impressionnante : réduction de 90 % de la facture d'électricité ; semaine de 32 heures pour 12 % des cadres (8 500 personnes) ; emploi protégé ; salaires augmentant depuis 2005 d'au moins 3 % par an et, entre 2006 et 2010, de 23,6 % avec progression à l'ancienneté automatique ; système de retraite hors du commun que détaille Pierre-Edouard du Cray, de Sauvegarde Retraites. L'âge moyen de départ est de 57,3 ans. La retraite est financée par les abonnés EDF via une taxe, la CTA, qui a déjà collecté 10 MM d'€ en 10 ans. Le montant des retraites est garanti à 75 % du salaire moyen des 6 derniers mois, alors que le calcul pour les salariés du secteur privé se fait sur les 25 meilleures années dans la limite du plafond de la sécurité sociale pour le régime général et sur l'ensemble de la carrière pour les retraites complémentaires obligatoires.




Thierry Benne dresse un constat impitoyable des 14 tares qu'il voit à notre système de retraite, arrivé en fin de course. Un jour, c'est le pays entier qui pâtira de solutions prises dans la panique et dans l'urgence pour répondre à un problème connu mais qu'aucun parti, aucune majorité, aucun gouvernant n'a eu le courage de traiter. Tant qu'aucun progrès significatif n'aura été engagé pour unifier tous les régimes, ainsi que le demande la dernière pétition de Sauvegarde Retraites aux présidents de l'Agirc Arrco, on restera au stade des micro-réformes.




Officiellement, en France, on ne touche pas aux pensions. La réalité est tout autre. il existe mille outils qui, au final, font baisser le pouvoir d'achat des retraités. En effet, comme l'indique très clairement une récente étude de Sauvegarde Retraites, il existe "mille et une astuces pour baisser les retraites". On parle du couperet social et du couperet fiscal qui placent les pensions entre deux lames à l'effet de ciseau imparable. Exemple du premier : la revalorisation des retraites Agirc Arrco est le plus souvent réalisée en dessous de l'inflation. Exemple du second : la suppression de la demi-part fiscale des parents isolés. Il y en a beaucoup d'autres...




460 000 retraités, présentés par le Ministre des Affaires sociales comme "ayant des revenus élevés mais des déductions d'impôts importantes" ont vu leur taux de CSG passer de 3,8 % à 6,6 %  en 2015. En réalité, explique Sauvegarde Retraites, "il s'agit pour la plupart de retraités  âgés qui perçoivent un peu plus de 1 158 € par mois et qui, pour vivre encore dignement, ont besoin d'une aide extérieure ".




Dans son billet, Jean Fortunel réagit à l'appel de Marie-Laure Dufrêche, Déléguée générale de Sauvegarde Retraites, pour qu'une correction soit apportée à l'accord conclu en 2005 entre la CNAV et EDF-GDF. Il souligne que l'anomalie du régime spécial des agents électriciens et gaziers montre à quel point il est urgent de réformer notre pays. Notamment en revenant sur des avantages issus d'une époque glorieuse où pouvoir d'achat et libéralités sociales pouvaient suivre d'un même pas une courbe éternellement ascendante. Le ministre de l'Economie, M. Macron, devrait se pencher sur ce dossier épineux.