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Sauvegarde Retraites dans les médias

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Le professeur Jacques Bichot est un spécialiste de l'économie monétaire et de la protection sociale. Avec son nouvel ouvrage, "La Retraite en Liberté" (publié au Cherche Midi en collaboration avec l'association Sauvegarde Retraites), il démontre la nécessaire dépolitisation de la question des retraites pour mieux les réformer. "Il faut changer de mentalité et accepter l'analyse que font beaucoup de mes collègues américains, moins mes collègues français : la répartition telle qu'elle est actuellement organisée est un système de Ponzi (...). Il n'existe pas de retraite par répartition, toutes les retraites sont par capitalisation, en se basant soit sur le capital financier, soit sur le capital humain".




La Cour des comptes relève un taux d'erreurs de 21 % dans certaines caisses de retraite. Dans son dernier livre, "La Retraite en Liberté", l'économiste Jacques Bichot tire la sonnette d'alarme. Car, pour obtenir ensuite réparation, le retraité doit s'armer de beaucoup de patience. Marie-Laure Dufrêche, déléguée générale de l'association Sauvegarde Retraites, cite le cas d'un malheureux contraint d'écrire 45 lettres recommandées avant qu'une caisse daigne lui répondre... Ces dysfonctionnements sont-ils volontaires ? Sans doute pas mais Jacques Bichot dénonce l'existence de 36 régimes de retraite en France, source de complications, alors que la Suède n'en compte qu'un seul....




Aujourd'hui, notre système de retraite doit être non seulement réformé, mais restructuré, pour devenir viable, gouvernable et respectueux des choix individuels. Economiste, disciple d'Alfred Sauvy, spécialiste de la protection sociale et particulièrement des retraites, le professeur Jacques Bichot collabore avec l'association indépendante Sauvegarde Retraites, qui milite pour l'instauration d'un système de retraite financièrement équilibré, à la fois équitable - "à contribution égale, retraite égale" - et affranchi de ses complexités inutiles. Il vient d'écrire un livre, "La Retraite en Liberté" , aux éditions du Cherche-midi.




La suppression des incroyables privilèges dont dispose une poignée d'agents publics pourrait nous faire gagner des milliards. Se laissera-t-on encore terroriser longtemps ? Douze ans de travail en moins selon que l'on conduit un bus en Ile-de-France ou en province ! Quand on évoque les régimes spéciaux de retraite, la bonne logique, le principe d'égalité et les impératifs budgétaires ne pèsent pas grand-chose. Le COR estime qu'en moyenne, le taux de remplacement des fonctionnaires équivaut à celui des autres travailleurs. "Je n'y crois pas une seconde" s'agace Pierre-Edouard du Cray, pilier de l'association Sauvegarde Retraites et l'un des plus fins connaisseurs du dossier. "On peut faire dire ce qu'on veut aux statistiques". Le journal Capital calcule qu'une vingtaine de milliards d'euros est un chiffre raisonnable pour évaluer le coût des régimes spéciaux pour la nation.




Les caisses de retraite calculent rapidement les pensions et... font des erreurs. Selon une étude de l'association Sauvegarde Retraites, qui relate plusieurs anecdotes, les demandes de trop-perçu de la part des caisses sont fréquentes. Qu'il s'agisse de la retraite de base, de réversion ou complémentaire ! Dans ce cas, si les prescriptions légales ( 2 ans pour la retraite de base de la CNAV) ne sont pas respectées, la contestation est possible auprès de la Commission de recours amiable (pour la CNAV) ou des médiateurs des caisses.




Moins de personnel, moins d'avantages mais une dotation inchangée pour les anciens présidents de la république (65 000 €), tel est le pas vers la "normalisation" initié par un décret du 5 octobre dernier, à six mois de l'élection présidentielle. De leur côté, selon l'association Sauvegarde Retraites, les députés continueront de toucher une retraite d'environ 1 200 € pour un mandat, 2 400 € pour deux  avec un maximum de 5 000  €. Les sénateurs perçoivent, eux, une retraite de 1 930 € par mois pour un mandat (6 ans), 3 860 € pour deux mandats, avec un maximum de 6 440 €.