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Sauvegarde Retraites dans les médias

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Les partenaires sociaux ont entamé leurs discussions pour sauver les régimes complémentaires du privé de la faillite. La négociation est cruciale. En effet, Les revenus des retraités français sont très dépendants des transferts publics. "Les retraités ne jouissent d'aucune garantie sur le montant qu'ils percevront", commente Pierre-Edouard du Cray dans sa dernière note publiée par Sauvegarde Retraites. "Le cotisant ne dispose en effet pas de droit, mais d'une simple "vocation" aux prestations des régimes auxquels il cotise. Il acquiert des points ou des annuités, mais leur valeur peut varier à la faveur d'une loi ou d'une mesure réglementaire".




"Scandaleux !" C'est ce qu'a répondu Marie-Laure Dufrêche, Déléguée générale de l'association Sauvegarde Retraites, à Benjamin Smadja qui lui demandait son avis sur le retard des caisses - surtout du Nord Pas-de-Calais et de Languedoc-Roussillon - à payer la première pension, après liquidation de la retraite. "Plus de 8 000 personnes vivent un cauchemar. De quatre mois, le délai est souvent passé à huit mois durant lesquels le futur retraité se retrouve sans aucun revenu. Les caisses s'abritent derrière des problèmes informatiques ou une pénurie de personnel. La gestion prévisionnelle, ça existe, non ?"




Marie-Laure Dufrêche, Déléguée générale de Sauvegarde Retraites, est l'invitée de Yannick Urrien. Elle explique que si en France, officiellement, on ne touche pas aux pensions, dans les faits, le gouvernement ne manque pas d'imagination pour s'attaquer à leur montant. Entre la sur-fiscalisation des retraites d'entreprise, l'augmentation de l'impôt pour les veuves, la création de la taxe sur la dépendance (CASA) et l'augmentation de la CSG, les retraités sont totalement éreintés. D'autant plus que les pensions sont gelées au moins jusqu'en 2015...





"Faut-il privatiser les retraites ?", telle est la question posée par Dimitri Pavlenko dans son émission d'une heure à ses deux invités, dont Pierre-Edouard Du Cray, directeur des études de Sauvegarde Retraites. Ce dernier répond : "de toutes les façons, on sera obligé de le faire et on y va naturellement. Il faudra fusionner l'ensemble des régimes de retraites pour faire des économies d'échelle et faire cesser les gaspillages, plafonner le niveau de cotisation des actifs, leur dire la vérité sur la manière dont sera assurée leur propre retraite et leur donner les moyens d'assurer leurs vieux jours, notamment par la défiscalisation. Il faut repenser tout le système de retraite français actuel. Des pays comme l'Allemagne ou la Suède l'ont fait de manière très pragmatique, avec des situations démographiques moins favorables que la nôtre".





Déficit démocratique, absence de retraités parmi ses membres, fonctionnarisation des membres et surreprésentation du secteur public, présence trop importante des syndicats, méthodes de travail peu convaincantes, conflits d'intérêt, etc.., les défauts du COR, créé le 10 mai 2 000, sont nombreux. Dans un long article très documenté, Thierry Benne, docteur en droit public, décrit précisément les lacunes de cet organisme peu représentatif et semblant plus soucieux de préserver les avantages retraite du secteur public que d'œuvrer en toute impartialité à l'intérêt général, ainsi que le souligne l'association Sauvegarde Retraites : "Les interventions du COR  paraissent davantage dictées par le souci de correspondre à un canevas correspondant à des préoccupations politiciennes, que par une analyse objective de la situation des retraites en France"..





Répondant aux auditeurs et interviewée par Marine Laugénie, à 12 h 22, Marie-Laure Dufrêche, Déléguée générale de Sauvegarde Retraites, réagit à la situation de l'Agirc et de l'Arrco, au bord de la faillite et au centre d'une négociation qui commence entre partenaires sociaux." A partir de 2018 pour l'Agirc, et 2025 pour l'Arrco, il faudra trouver 5 milliards d'€ par an pour sauver les retraites complémentaires. L' Agirc et l'Arrco ne peuvent s'endetter pour combler leur déficit, contrairement à la Cnav - qui emprunte 3 milliards par an -. L'Etat, lui, n'arrête pas de recourir au déficit pour financer les retraites des fonctionnaires et maintenir leurs avantages : il y a deux poids, deux mesures ! C'est pourquoi, il faut remettre à plat tout le système de retraite".