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CSG et contradictions du gouvernement


article publié le 24-05-2017

Le 21 août 2017, Bruno Le Maire promet que la future hausse de la CSG ne visera pas à alimenter les caisses de l’Etat. Le 23 août, autre son de cloche…


D’un jour à l’autre, le nouveau gouvernement se contredit. Le 21 août, dans un entretien publié par le journal Sud-Ouest, le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, demandait aux retraités de faire « un effort » (il semblait pourtant qu’ils en avaient déjà consentis quelques uns !), en précisant : « Je leur dis qu'ils le font pour les plus jeunes générations et pour récompenser le travail. Ce n'est pas un effort pour alimenter les caisses de l'État. »

Le programme électoral d’Emmanuel Macron prévoyait en effet d’appliquer une hausse de la CSG dont les retraités feraient les frais, tandis qu’elle serait compenser pour les salariés par une baisse des cotisations sociales engendrant un gain de salaire net.

Cette hausse sensible de la CSG n’empêchait pas le ministre d’affirmer que « Le cap fixé (...) est celui de la baisse des impôts pour tous ». Concernant les retraites, le gouvernement met pourtant le cap sur la taxe.

Cette première contradiction en précède une autre.  Le 23 août, la lecture de la presse économique (Les Echos du 23 août), nous apprend que « l’exécutif a décidé de réaliser en deux temps, l’année prochaine, la baisse des cotisations salariales, tandis que la hausse de la CSG qui lui est associée se fera, elle, immédiatement dès le 1er janvier 2018. Ce décalage dans le temps doit permettre de réduire la facture budgétaire de la réforme. » Ainsi, commente le quotidien économique, « pendant quelques mois, les caisses de l’Etat se rempliront à la fois de la hausse de la CSG et de la part des cotisations salariales qui n’auront pas encore été supprimées. »

Au fait, que disait Bruno Le Maire ? «Ce n’est pas un effort pour alimenter les caisses de l’Etat.» C’est pourtant rudement bien imité. Quant à la deuxième baisse des cotisations salariales que le gouvernement continue de promettre, qui vivra verra… Mais même si la promesse était tenue à terme, il ne s’agirait une fois encore que d’un artifice consistant (en théorie) à déshabiller Pierre le retraité pour habiller Paul l’actif, en l’absence d’une vraie réforme du système de retraite.

Ce n’est pas avec de tels « pansements » que l’on restaurera durablement les finances de l’Etat.

Article publié le 23 août 2017. Notre serveur connaît encore des dysfonctionnements en voie de résolution. 

 

 

 

 

 

 

 


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