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Supprimons les r?gimes sp?ciaux pour financer la d?pendance !


article publié le 26-11-2010

L'Etat se demande comment on va financer la vraie vieillesse, alors qu’on continue à payer des retraites à des "quinquas qui pètent la forme".


Le président de la République, Nicolas Sarkozy, a annoncé l’ouverture d’un grand chantier pour la fin de son mandat : le financement de la dépendance des personnes âgées. Le cœur de l’idée présidentielle : la création d’une cinquième branche, dite « dépendance », de la sécurité sociale. A cette fin, le gouvernement ouvre 6 mois de consultation sur le sujet, afin d’aboutir à des décisions concrètes à l’été 2011.
 
Les chiffres annoncés situent le niveau de l’enjeu. En 2060, un tiers des Français aura plus de 60 ans et il y aura 200 000 centenaires en France. Dans les 15 ans, les dépenses liées à la perte d’autonomie des personnes âgées auront augmenté de 40 %. Sans attendre ces échéances, le problème du vieillissement de la population se pose dès aujourd’hui : l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), gérée par les départements, coûte 5,3 milliards d’euros par an et les Conseils généraux prétendent ne plus pouvoir l’assumer malgré l’explosion des impôts locaux.
 
François Baroin estime qu’il faut trouver 30 milliards d’euros : « c’est à peu près du même ordre que la réforme des retraites », souligne-t-il. Pour le ministre du budget, le lien avec la question des retraites est naturel : « Plus on va vieillir, nous devrons répondre présent pour payer les retraites et plus la réflexion sur la prise en charge de la dépendance se posera. »
 
Plusieurs pistes sont avancées pour trouver la manne nécessaire :
 
-         Une deuxième journée de solidarité
-         L’augmentation de la CSG pour les seuls retraités
-         La mise à contribution des familles
-         Un système d’assurance privé, obligatoire ou avec incitation fiscale.
 
Pour résumer : des prélèvements, encore et toujours. Et l’on exclut par principe la possibilité de couper dans les dépenses…
 
Pourtant, devant « l’impasse financière considérable », selon le terme employé par Nicolas Sarkozy lui-même, la vraie question qui se pose est la suivante : alors que le niveau de prélèvement obligatoire dépasse le seuil de tolérance, la France a-t-elle les moyens de payer aux fonctionnaires et agents publics :
 
-         Des départs en retraite à 52 et 57 ans ?
-         Des bonifications et trimestres gratuits ?
-         Des retraites 100 % garanties ?
-         Etc.
 
En 2009, le régime des fonctionnaires et les principaux régimes spéciaux ont coûté 63 milliards d’euros[1] contre 46,8 milliards en 2003, soit une augmentation des de 35 %, malgré les réformes de 2003 et 2007.
 
Aujourd’hui, il y a un choix de société à faire. Il est gravement immoral, au moment de financer les vrais besoins liés à la vieillesse, de laisser des catégories de la population bénéficier d’avantages illégitimes dont le coût se répercute sur toute la collectivité. Cette situation n’est tout simplement plus tenable : supprimons les régimes spéciaux !
 


[1] Coût cumulé : fonctionnaires civils et militaires de l’Etat, ouvriers des établissements industriels de l’Etat, agents des collectivités locales, EDF-GDF, SNCF-RATP, Banque de France

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